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mercredi 30 juin 2010

Enquête : Le mariage : Institution, conte de fée, prétexte fallacieux pour s’acheter une robe a 1500 euros ? (première partie)





Je comptais vous parler de foot, mais je n’ai pas envie de finir trépanée avec un clou rouillé (pour dire, j’ai moins peur d’Eric Zemmour et de Sarko que des supporters) On va donc laisser ces messieurs s’étriper entre eux, se faire un thé vert, passer au salon et papoter entre nous mes poules...

Depuis mes premiers roulages de pelle, je me définis comme une anthropologue du sexe et de l’amour. Et je n’ai jamais hésité à donner de ma personne (notamment lorsque j’ai du mouiller ma chemise -si je puis dire- pour percer les secrets d’un bon coup). Mais cette fois-ci je vais devoir œuvrer autrement. Interviewer une espèce qui me fascine : celles et ceux qui se sont dit «Oui pour la vie».

Je trouve la démarche tout de même intéressante: Ils ont décrétés que sur 7 milliards d’êtres Humains, ils étaient ceux qui se convenaient le plus. Étant moi-même un peu midinette mais très engagement-phobe, je trouve cette idée aussi romantique que flippante. Et comme je le disait à ADMV à l’époque, le jour ou je déciderais de me marier, je réinstaurerais le pipi au lit jusqu’au jour J.

J’ai un rapport assez spécial au mariage. On m’a déjà demandé ma main. J’ai perdu ma respiration et je n’ai plus su ou me foutre. Car j’avais cette affirmation chevillée au corps : Ce n’est pas « lui », et mon bonheur m’attend ailleurs. Et en règle générale, j’y regarde à deux fois avant de parler exclusivité avec ceux qui partagent mes nuits. Mais tout au fond de moi sommeille une petite fille, qui rêvait d’être Barbie Princesse Magique, qui vivrait le grand amour pour la vie, celui qui rend serein, celui qui fait faire des enfants « parce qu’ils lui ressemblent ».

Alors j'ai demandé aux femmes et hommes mariés et en couple depuis longtemps de m'aiguiller sur le sujet. J'ai posé des questions à des dizaines de personnes (et j'ai parfois été bien indiscrète). Sur leur choix, ce qui les à poussés à cette décision, et sur leur couple en lui-même. Les histoires que je vais vous raconter sont représentatives de ce que j'ai apprit durant cette enquête.

1 : Celle qui s’apprête à dire oui :

A l’heure ou je vous parle, on m’a demandé d'aider à la préparation du mariage de ma cousine Sabrina. Je démarre donc cette étude avec elle (en faite ça fait des années que l’observe les événements avec attention, la concernant).

Sabrina va se marier le jour de ses 22 ans. Elle a rencontré Cissé il y a quatre ans. A l’époque, un soir ou je dormais chez elle, elle m’avait confié les débuts de cette relation et m’avais dit de but en blanc : « c’est mon mari !» Sur le moment, du haut de ses 17 ans, elle m’avait doucement fait rire.

Trois ans plus tard, en voiture avec elle, nous prenons des nouvelles de nos amours respectifs.Après lui avoir raconté ADMV en long en large et en travers, elle m’explique de son coté qu’elle « remercie dieu d’avoir mis Cissé sur ma route. C’est un ange, il est présent pour moi, et nous et nous sommes si complices… » Je me dis amusée qu’effectivement, c’est lui, elle l’a trouvé. A ma connaissance, il n’y a pas eu de demande formalisée avec genoux à terre, airs émus et envolée d’oiseaux migrateurs en arrière plan. Ils en ont parlé, ils ont été d’accord, ils attendaient seulement le moment opportun. Ils faut juste les voir piquer des fous rires et s'être tenus la main à la veillée mortuaire de notre grand-mère pour comprendre que ces deux là se sont trouvés. Alors pourquoi Sabrina n'arrive pas à savourer les préparatifs de son mariage?Je la sens légèrement tendue.


2 :Le couple instantané

Fin de journée shopping avec Princesse. Je déambule fatiguée près d’hôtel de ville quand une jeune femme se plante devant moi en criant « Coté Face- Coté fesse ! Lulaaa comment tu vas ? »

Hébétée, je la regarde, ne la reconnais pas. Elle poursuit :

-Tu ne me remets pas ? C’est Loubna ?

-Oh merde ! Tu vas bien ?... Tu me lis ?

Loubna est une ancienne camarade du lycée. Lorsque nous nous sommes quittées, elle portait des jeans moulants, une queue de cheval avec gel effet mouillé et des talons hauts. Cinq ans, des ballerines et un turban pour couvrir ses cheveux plus tard, elle est méconnaissable. Mais très jolie quand même.


-Oui je te lis, tu suis tombée sur ton blog avec les liens sur Facebook,

-Tu m’as sur Facebook ?

-Oui ! Loubna Terkahoui ! C’est mon nom d’épouse !

-Parce que tu es mariée….

-…Et maman. Deux fois.

Nous décidons de poursuivre cette conversation autour d’un dîner et elle m’explique :

-On s’est mariés au bout de quatre mois de relation, Et nous sommes ensemble depuis quatre ans maintenant.

-Et tu n’avais pas peur ?

-Non. Ma famille a voulut me dissuader, mais voila, j’ai construit mon bonheur avec lui et si c’était à refaire, je referais tout pareil !

-Et comment tu as su que c’était lui ?

-C’est mon tout ! C’est mon amoureux et en même temps c’est mon pote… Je n’ai pas fini de grandir et c’est bon de savoir que je peux être fofolle avec lui sans qu’il me juge… Bien sûr des fois on s’engueule, mais on sait pertinemment qu’on ne peut vivre l’un sans l’autre. Quand c’est lui, tu le sais.

Scotchée, je suis. Loubna vit ce qu’on appelle un « couple instantané »

Le couple instantané est un couple qui s’engage, voire conçoit des enfants peu de temps après la rencontre. Mais je constate qu’elle s’est tout de même basée sur des faits précis pour décider que c’était « Lui ». La preuve, elle a pu me donner des raisons précises sur son choix: . J’en conclut qu’elle a choisit de se marier, malgré la rapidité avec laquelle ça c’est fait, de manière réfléchie. Statistiquement, un couple instantané a autant de chances de survie qu’un couple « Lambda ». Ils ont juste mis moins de temps pour ce cerner et décider qu’ils se correspondaient.

3 :…Et ceux qui ont prit plus de temps…

Mon prochain sujet d’étude me laisse admirative. Lola a 25 ans, est mariée depuis l’année dernière et en couple depuis… 10 ans. Je suis d’autant plus admirative qu’elle ressemble à ce que j’aimerais être dans deux ans. En plus d’être belle, elle respire l’équilibre. Nous sommes faites du même bois, mais elle est plus posée, plus calme (et mieux gaulée la grognasse). Et totalement en paix avec elle-même. Alors je la bombarde de questions et quand elle parle, j’avale tout, je prends des notes et je me les faits tatouer sur le front.

-En faite, nous ne nous sommes pas vraiment posés de question, ça a démarré comme « un plan cul qui a bien tourné », quoi. Nous nous sommes attachés et notre relation a avancé. En dix ans, nous avons tous les deux beaucoup évolués. J’étais limite autiste, solitaire et dans ma bulle et il m’a aidée à m’ouvrir. De son coté il a hérité de mon coté « bisounours » il est un peu plus « gentil » avec les autres. C’est important de s’enrichir l’un l’autre.

-Alors tu penses qu’avec le temps vos deux personnalités se « fondent en une » ?

-En réalité, tu te rendras vite compte que vous êtes trois: Il y a lui, toi, et « le couple » qui a une personnalité propre.



-Et les papillons dans le ventre, ils sont encore là ?...

-Bah ça devient autre chose. Que je trouve plus précieux. C’est comme un meilleur ami mais avec qui tu… enfin, pour qui tu as de l’attirance physique. La aussi il faut être complice sur tout les plans, pouvoir se lâcher, au lit par exemple. Et puis tu vibres, mais pour autre chose ; Là, j’ai hâte qu’on ait notre premier bébé, avoir des petits lui, et des petits moi…. Mais tu sais, si un jour on devait se séparer, je ne pense pas que j’aurais envie de refaire ma vie. Je pense que je resterais célibataire et que je tromperais ma solitude avec des conquêtes….

Quand je serais grande, je veux être eux ! Enfin en plus moi et en plus lui, quoi.

Elle m’explique par la suite que le mariage n’a pas changé grand-chose parce que ce qui a primé chez eux, au-delà de l’aspect « engagement mutuel » c’est leur couple. Que le mariage n’est qu’une journée de ta vie et qu’il faudra faire avec tous les autres jours…

Ce que j’apprends de cet entretien, c’est que le couple, c’est 1+1=3, et qu’un couple qui évolue ne repose pas sur les même choses qu’un jeune couple. Mais aux yeux de Lola, c’est beaucoup plus fort….


Alors je vous livre sans plus de cérémonie ma conclusion: Tous les mariages qui marchent sont basés sur une harmonie sur tout les plans. On y retrouve la formule magique complicité + sexe + soutien mutuel. Certains termes sont souvent ressortis: Evidence, "mon tout", "meilleurs amis"

Mais pour l'heure, je dois vous laisser. Sabrina viens d'appeller ma mère, et elle passe nous chercher en urgence. Je sens que ce mariage ne va pas être une sinécure...


A Paris, un mariage sur deux finissant par un divorce, j'étudierais les mariages qui ne marchent pas, les raisons de ces échecs, les leçons à tirer des histoires que j’ai recueillies. Nous suivrons également les négociations du mariage algero-malien de l’année…

mardi 15 juin 2010

Approche Anthropologique du Con.


Récemment retournée dans la vie active (depuis près de deux mois), j’eu la chance d’étudier une espèce répandue dans son milieu naturel: Le Con et sa femelle la Dinde. (Alors ouais, j’ai très peu écrit ces derniers temps, mais je ne glandait pas : J’oeuvrais pour la Science).

J’avais plusieurs options pour cette étude : Le camouflage aurait été une solution possible, mais je suis allergique au synthétique, à Michael Vandetta, aux mèches Blondes sur cheveux noirs et au 20h00 de TF1 (j’ai un mot du médecin). J’ai donc privilégié l’observation. Le désavantage étant que je me suis rapidement faite repérée. Mais mon compte-rendu reste édifiant ! Jugez plutôt :

Animal fascinant au demeurant, le Con est en voie de prolifération. Il semble cependant farouchement protégé par les instances supérieurs, à en juger le soin particulier qui lui est réservé : En effet la majorité des programmations en Prime Time et en journées lui sont dédiés. En réalité, tout comme la vache, la poule, et Loanna, le Con est un animal rentable qui fait partie intégrante de notre patrimoine. Son élevage nécessite un gros investissement, dont se chargent de concert les médias et le gouvernement. Pire, il fait partie du folklore, et de la renommée de notre pays. Il permet la survie des petits -oh, si petits- producteurs de musique de merde, et d’émissions de télé réalité (de merde aussi, mais c’est un pléonasme).

Le con donne raison à cet adage : « Les généralités sont la raison des sots » donc pour le con « j’aime pas les arabes, hein ? Mais toi, je t’aime bien » « Je ne peut pas demander de pipe à la mère de mes enfants, je la respecte trop pour ça. » et « Celui qui va voir un psy est fou » (oui, y en a qui en sont encore là…).

Très mignons, également, les enfants de Cons sont le plus souvent conçut entre 20h35 et 21h00, soit entre le JT et Julie Lescaut. Voire Dimanche matin après Téléfoot, quand l’OL a gagné (J’aurais bien dit « le PSG » mais si on attend des victoires du PSG pour exécuter son devoir conjugal…). L’enfant de con grandit vite et se met à des activités terriblement enrichissantes : Mattage intensive de « Next made in France » lynchage de gens qu’il ne comprend pas, abonnement au Club Jamba Logo et adhésion de groupes sur FaceBook tel que « Les blonde cé pour s’amuzé, les brune pour se marié » (non mais sérieusement, QUI a mis en place ce groupe ? Qu’il se dénonce !) Ce qui laisse très peu de temps vous en conviendrez pour se demander si les normes qu’on le pousse à adhérer (job, mariage, crédit immo, Opel Vectra et mois d’août à Marrakech) peuvent être remises en cause.Y a des priorités dans la vie.

L’un des plus grands moments de mon investigation est sans conteste celui ou, à huit clos avec un troupeau de femelles, j’eu tout le loisir de savourer le tempérament comique de ces dernières
Quel ne fut pas mon amusement quand l’une d’elle revint des toilettes en s’exclamant :
-Merde, j’ai mis ma culotte à l’envers ! J’ai mis la bleue avec des petits chats et en soulevant ma jupe je me suis dit « mais ou sont les petits chats ?... » Ils étaient cachés derrière !...

La mignonne ! Celle-ci était particulièrement loquace (Chef de meute, manifestement…)


-Les mecs doivent avoir un sang dégueulasse ! Les femmes, bon, on le renouvelle grâce aux règles, mais eux, ils font comment ?...
Et le reste du troupeau de s’interroger, avant d’embrayer sur la nouvelle friteuse acheté chez Babou, et la cellulite de Sandra Bullock. Consternant. Alors quand elles m’on déclarée « bizarre », allez savoir pourquoi, je me suis sentie soulagée….


Peut-être me trouvez-vous dure, peut être trouvez vous aussi que je raconte ce que tous le monde sait déjà. Vous avez raison, ce texte est surtout là pour me défouler.

Mais la conclusion de mon étude est que la connerie est un mode de vie délibérément choisi. Que l’ouverture d’esprit, l’intelligence et la culture nécessitent des efforts qu’ils ne font pas, et que cette flemme coûte cher à l’avancée du monde. Que la bêtise du plus grand nombre tire les autres vers le bas. Que le quotient intellectuel ne se multiplie pas, mais se divise sous l’effet du groupe. Enfin, le con n’ayant aucun autre moyen de pression que de grogner fort et d’être nombreux, il n’en tient qu’à nous de faire plus de bruit. Enfin, je n’ai pas envie de sombrer dans l’Idiocracie.

jeudi 27 mai 2010

Mon ouverture d'esprit à trouvé sa limite...




Comme beaucoup de gens malheureusement, Facebook est devenu un de mes principaux moyens d'informations (et mine de rien, ça n'est pas pire que TF1). Et entre une vidéo marrante de chien qui parle et le statut philobof de Sylvain chépukicé, ma copine Princesse m'envoie un lien dont je vous laisse apprécier le contenu... (Pour les flemmards : Une grand mère et son petit fils s'aiment et vont avoir un enfant.)

En dehors de la stupéfaction, nous sommes tous tentés de verser dans la réaction instinctive classique : « Beurk ! »

Mais voilà, la phrase que je répète au moins dix fois par jour est « chacun voit midi à sa porte ». Elle s'applique à tous les cas de figure que l'on me présente en attendant un jugement de ma part:

- « Tu te rends compte, elle s'est tapée le comptable, le directeur, et la femme de ménage ! »
- « Tu te rends compte, il a des pornos zoophiles dans son PC ! »
- « Tu te rends compte, elle est fan de Mozart, l'opéra Rock ! » (Bon, OK, c'est limite, mais il en faut...)

Rien ne me fait réagir (à part, peut-être, Loanna qui reprend « la Madrague » et mon mec qui s'apprête à sortir avec ce Bermuda à carreaux beiges et ce pull rayé aux rayures bleues et blanches; tu compte pas sortir comme ça ?!)

Je suis donc réputée pour avoir l'esprit ouvert. On peut vraiment tout me dire. Car, lorsqu'on m'énonce un fait et qu'on me demande mon avis, je me pose une question essentielle : « Est-ce que cela peut nuire à autrui ? » Alors, sérieusement, cette histoire de grand-mère amoureuse de son petit fils, qui cela regarde-t-il?

Et pourtant, je n'ai pu m'empêcher de tiquer. De trouver ça terriblement malsain. Une vraie réaction de rejet. Une réaction que même mes copines n'ont pas eue...

Je fais appel à toute ma culture en la matière pour savoir que penser de tout ça :

En première année de psychologie, j'avais été subjuguée par mon prof d'anthropologie et son cours sur le sujet. Il expliquait que l'inceste transgénérationnel (même consenti) est le tabou ultime et ce, dans toutes les sociétés. Mais que pour le reste, les tolérances divergeaient. Par exemple dans l'Égypte ancienne, les mariages de qualités se faisaient entre frères et sœurs. Et dans d'autres cultures, le mariage « entre cousins » fait parti du folklore. La preuve concrète que dans la nature et dans d'autres sociétés, si le brassage des gènes est plus intéressant, la consanguinité n'est pas prohibée. Il expliquait donc que le Tabou de l'inceste était un mystère, car il ne relevait pas de la culture ni même de la nature (il se pratique régulièrement chez nos amis les bêtes).

« Contre-nature, tout de même », me diront certains. Mais si on va dans ce sens là, l'homosexualité ne l'est pas moins ! Pourtant, l'homosexualité ne me choque nullement (bien au contraire). Et personnellement, je suis pour les familles homo-parentales.

Dans la mesure où notre couple atypique veut un enfant, je présume qu'il sera terriblement difficile pour celui-ci de se construire car sa place sera floue (« ma mère est également mon arrière grand-mère »; il y a des schémas familiaux plus équilibrants dans la vie...), mais là encore, je n'ai aucune idée de comment ce gosse vivra sa situation vu que nous n'y sommes pas et que je ne suis pas pedo-psychiatre.

Suis-je fermée d'esprit puisque choquée ? L'ouverture d'esprit dépend-elle de notre culture ? De la société dans laquelle on vit ? Et ça te gène pas, ces rayures mêlés à ces carreaux? Toutes ces questions m'assaillent....

Ma conclusion est : la majorité du commun des mortels n'est pas en mesure d'apporter un avis éclairé sur cette histoire (Peut-être un enfant issu de mariage consanguin dans mes lecteurs pourrait partager son expérience ?). Et pourtant en lisant cet article, les commentaires sont allés bon train. La réaction de rejet face à l'inceste transgénérationnel est une affaire d'instinct, quelque chose d'ancré dans l'humain, indépendant d'un raisonnement sensé. Enfin, j'attrape une chemise de mon copain et la lui repasse fissa histoire de lui éviter des lancés de tomates en sortant de chez lui....

mercredi 17 mars 2010

Cher Monsieur Zemmour...




Vous vous êtes permis de vous inviter chez moi, chez nous, en 16/9 (ça nous apprendra à acheter une télé plus grande que moi) pour, sous couvert de "Mélancolie", déplorer la manière dont la société Française évolue. Je dois vous avouer qu'en bonne arabe, j'ai attrapé ma babouche et l'ai balancé sur ma télé en beuglant un bon "Nahdin'Mouk! T'hou Erlik" qui a bien fait rire mon colocataire (pas trop fort non plus parce qu'elle nous a coûté une bonne vingtaine d'autoradios).


Et durant votre prestation sur le plateau de "L'objet du scandale" sur France 2, vous déplorez entre autre le fait que les noms les plus donnés en France soient d'origine espagnole (Lucas), juive (Natanaël) et italienne(Enzo). Vous dites également que les parents étrangers ne doivent pas donner à leurs enfants des noms reflétant leurs origines ethniques.


Pour ma part, ma mère m'a donné le joli prénom de Chaïneiz (prononcez cha-i-nèze. C'est la première et dernière fois que je donne mon vrai prénom), que je porte avec fierté. Il retrace à lui seul mon histoire, il est phonétiquement gracieux, et on me complimente régulièrement dessus. Il n'a jamais été un frein à mon "intégration". Mieux, en tant que pretexte bidon pour briser la glace ("Chaineiz, un prénom aussi joli que vous madeumoiselleuh...") Il a parfois grandement facilité...l'introduction, hum.

Vous savez, il existe une forte proportion de jeunes issus de l'immigration qui ont décidé de faire de leurs origines une richesse et non un fardeau honteux à grimmer. C'est à mon sens un supplément de culture que je fais partager aux autres. Je suis fière par exemple, d'entrainer mes amis dans les folles noces de "chez nous" et de voir leurs yeux briller face a toute cette nourriture savoureuse, ces déhanchés pleins de grâce, et cette liesse toute méditerranéenne.

Et quel bonheur de répliquer à une blague raciste sur les arabes par une blague raciste sur les chinois. Mon cercle d'intime est composé d'enfants métissés comme moi, avec autant d'humour que moi. Assez pour rire lorsque je recommande à mon ami Keub (qui est noir) de retourner dans sa tribu pour faire un cinquantième enfant à sa troisième femme. Et je ne m'ofusque pas lorsque mon pote Malcolm (délicieux eurasien au demeurant que j'embrasse bien fort) m'explique que ce n'est pas dans mes gènes de manger avec une fourchette. La france multicolore est pleine de second degré, c'est du caviar en boite. Testé et approuvé par une hispano-franco-algerienne.

Le soucis, Monsieur Zemmour, c'est que vous n'êtes pas idiot. Pas idiot et qui plus est, cultivé. Et cela vous rend crédible. Mais heureusement, il reste vos attaques basses et faciles pour vous rendre méprisable. Mais rien ne me rend plus folle que les gens qui se servent de leur intelligence pour diviser. Car au final vous contribuez à creuser le fossé entre les différentes communautés et à alimenter les incompréhensions de part et d'autres. Et alors une question me brule les lèvres: quel effet ça fait de se servir de sa notoriété pour dispenser un discour xenophobe? Qu'importe, le buzz y est, vous êtes érigé en grande gueule. Vous pourrez dormir tranquile.

Vous faites néanmoins un constat que je reconnais: En France les diverses communautés se replient sur leur culture. Et là je me tourne vers mes compatriotes de toutes origines:

Oui les générations antèrieures on été parquées dans des ghettos, et oui, les anciennes colonies de la France possèdent une histoire bien lourde qui pèse encore dans la mémoire de nos familles. Mais nous sommes là, c'est une chance. "La France est une garce" mais en attendant c'est elle qui paye les allocs de ton ptit frère, alors ta gueule. Il est tout à fait
possible de se sentir en paix entre la culture de son pays de coeur et la citoyenneté française, et j'en suis la preuve vivante. Il n'est plus necessaire de se "protéger". Il est temps de composer.



Monsieur Zemmour, si ces mots vous parviennent, ce qui me ferait très plaisir, sachez que je déplore d'avance la mauvaise foie et la critique facile dont vous ferez preuve. Vous faites malheureusement partie des gens avec qui l'on ne pourra jamais discuter. Dans la mesure où la majorité des français ne pensent pas comme vous, je garde espoir...


Lula Morales

samedi 13 mars 2010

Petit traité de la vilaine fille.




Pour inaugurer mon nouveau chez moi, je vais d'ores et déjà affranchir les néophytes:



Dans mon observation du monde, j'ai toujours déploré cette manie faussement rassurante des hommes à classifier les femmes selon deux catégories: les femmes « biens » (Maman, les vierges ou assimilées, les moches et celles qui ne posent pas trop de questions, donc tompable à merci.) et les « autres » (filles qui couchent, filles qui couchent mais pas avec eux, filles qui osent demander ou ils étaient hier soir entre 21h00 et 3h40 du mat', filles qui les niquent à la Wii. Ouais, je sais, les putes.).

Le Blond a trouvé la parade et a décidé de choisir de fréquenter les femmes de la seconde catégorie. Il vénère les salopes et m'a moi-même baptisée « l'Emmerderesse » . Venant de sa part, je prend cela comme un titre de la plus haute distinction.

Mais lui-même, malgré notre année de vie commune, a encore du mal à s'y retrouver parmi tout le panel de pouffiasses, connasses, et autre salopes que nous, mauvaises filles composons. Alors voici pour vous, classées par ordre de dangerosité, un petit lexique de la plaie en jupon:


La Bimbo, Pouffe, ou Cagole.

La Bimbo se reconnait par la mise en avant de ses caractères sexuels secondaires. Décolleté + moulant + court + transparent, histoire d'être sur que tout le monde a compris. Par ailleurs, les spécimens les plus connus sont observable dans le Best Of de « Confessions intimes » et autres « Vis ma vie », et dans les meilleures piscines. Pas contrariante, la Bimbo exprime la plupart du temps sa joie en enfilant un bikini, un short en jean pour aller laver la voiture d'un rappeur avec son opulente poitrine. (Remarque: Mariah Carey lave des voitures avec sa poitrine dans ses propres clips. Elle n'a RIEN compris....)

Le risque : Une gaule pas possible, des traces de faux ongles dans le dos, et une voiture rutilante. La Bimbo n'est pas méchante. Mais pesante parfois quand il s'agira de vous raconter ses nuits de folies au Macumba Night ou autre discothèque locale.

La Chieuse ou l'Emmerdeuse

Le domaine de prédilection de la Chieuse est celui de l'exigence et du caprice. Ce que Chieuse veut, Chieuse aura sous peine de vous casser les pieds, les tympans, le moral. Si elle a une bonne bouille, la Chieuse usera d'abord de sa moue la plus craquante et de sa joute oratoire la plus savoureuse. Ça, c'est si vous avez de la chance. Parce que si la Chieuse n'obtient pas gain de cause rapidement, elle aura alors recours à des méthodes moins mignonnes. Crise d'hystérie, roulage par terre, interruption de courant en plein PSG-Nantes, Grève de sexe, gaffes auprès de votre mère, voire même glissage « malencontreux » de chaussette rouge en plein lavage de vos chemises blanches. Je vous aurais prévenus.

Le risque: A part craindre pour ses chemises, La Chieuse n'est pas bien mauvaise en soi. C'est surtout une petite fille à qui on a jamais dit « Non », et qui a bien compris qu'elle pourrait obtenir les choses plus vite en demandant qu'en se bougeant l'arrière train. Le meilleur moyen de la mater est de la culpabiliser et de la mettre face à son comportement. Et de regarder les matches de foot chez les potes.


La Salope ou Biatch (ma préférée)

J'ai beaucoup d'affection pour la salope.
La salope a faim, la salope a repéré un mâle dominant qui croustillera sous la dent, la salope n'en fera qu'une bouchée sans autre forme de procès. Plus raffinée que sa cousine la Bimbo, la Salope a l'avantage d'attirer dans ses filets des mets plus sophistiqués que le blaireau classique. Car il transparait chez ce spécimen assez d'intelligence pour donner a certains hommes l'envie de creuser.

La salope adhère a un leitmotiv: « J'ai plus de considération pour les exigences de ma foufoune que pour les esprit étriqués que ma vie sexuelle ne regarde pas. » Et elle a bien raison. Elle n'exclut pas de tomber amoureuse, mais ce n'est pas parce qu'un homme a su trouver son point G qu'elle se laissera émouvoir. Mais le jour ou elle trouvera le prince charmant qui saura la prendre sur son cheval blanc, le veinard aura gagné un véritable volcan en ébullition. Lune de miel tous les soirs, accroche toi mon lapin.

Le risque: Se réveiller auprès d'une Salope après la délicieuse nuit qu'elle vous a fait passer et se rendre compte qu'on est accro et qu'on lui a servi de quatre-heure. Se sentir blessé dans sa virilité de petit mâle, et la haïr inutilement. Alors qu'il suffit juste de ne pas se démonter et de lui montrer ce qu'on a dans le...cerveau.


La Garce ou Connasse

La garce est la plus dangereuse car contrairement à la Chieuse,elle possède un sens moral tout relatif, et surtout elle sait très bien ce qu'elle fait. Elle fait délibérément passer ses désirs avant les éventuels dommages collatéraux qu'elle peut causer. Et si en plus elle est du genre bonasse, elle se fait alors redoutable. Et tant pis si votre pied se trouvait sur le trajet de son talon aiguille. Elle l'écrasera. Elle se sert de tout: ses attributs féminins, les informations compromettantes sur lesquelles elle aura mis la main, les fourchettes de la cantine, TOUT. La garce n'a pas d'amis, elle les a vendus. La garce n'a pas non plus d'animal de compagnie: Elle l'a mangé un jour de flemme. La seule chose qui peut éventuellement l'arrêter est la peur des représailles, et encore, la Garce est assez intelligente pour prendre des risques calculés. Taux de toxicité maximale.

Le risque: Vous retrouver à poil sans argent/ maison/ femme/chien, et l'orteil perforé. Et la gaule aussi, tant qu'à faire.

Ouais, je sais, difficile de croire que l' auteure de cet article est également capable de vous pondre ça. Ça va être un sacré bordel ce Blog.....

"Tellement proches" ou comment soigner le petit enfant mal assuré qui sommeil en nous


Mercredi Soir, Leslie avec qui nous avions notre nouvelle vie de débauche sentimentale à célébrer me propose de la suivre à la projection privée du nouveau film « Tellement proche » réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache
Le pitch:
Argh, les réalisateurs nous avaient prévenus qu'il serait difficiles à résumer... Je tente: Tellement proches nous dresse les portraits croisés des membres d'une même famille. Entre règlements de comptes, secrets, et blessures personnelles.... Reviens petit lecteur!
Mon avis:
Ouais, au début j'étais comme toi, petit lecteur. Les vingts premières minutes du film, je pensais être tombée sur une de ses masturbations mentales d'une heure quarante dont les français ont le secret (la scène du diner familiale m'avais mise sur la mauvaise voie) . Et puis je suis restée dans la salle, et je ne le regrette pas.
Au final, tellement proche est un petit bijou savamment rythmé, truffé de situations cocasses et drôles, de moment tendres et d'humour efficace. Les répliques sont déjà cultes (« Ah parce que c'est un chien?...»), les acteurs sont bons (Josephine de Maux est impériale dans le rôle de l'hystérique sous fixette), la chute finale est inattendue et très belle (Leslie et moi en avons pleurés) festival de Banlieue parisienne, de juiveries, d'hysteries, de nevroses, d'amour, de clichés, bref, un tendre bordel vivant dans lequel on se reconnaitra tous. Et Vincent Elbaz a un sourire qui t'arrache la chemise avec les dents en poussant des grognement (et en vrai, c'est pire. Quelqu'un aurait un bavoir?...).

De plus, j'ai perçut ce film comme une véritable conclusion d'un chemin personnel. On a tous eu un jour la sensation de ne pas savoir ou est sa place. Et il suffit parfois de s'écouter et d'avoir confiance en soi pour la trouver... T'as pas compris, lecteur? C'est pas grave, t'es juste un gros insensible. En revanche, lâche, cette pierre, ou je vais le dire à ma mère.

Je dirais pour ma défense que ce film est impossible à décrire sans spoiler. Allez le voir, pour me pardonner d'avoir fait un si mauvais papier...

Les nouvelles familles.


Devant la télé chez Sophinette, à piapiater nouvelle coupe de cheveux tout en glougloutant un coca quand je tombe perplexe devant un reportage dont le sujet est la nouvelle forme de collocation apparue récemment.

Voici l'idée: Une personne âgée propriétaire de son appartement accueille chez elle un étudiant. Le jeune sera alors préposé aux petites tâches ménagères, et devra tenir compagnie au fossile. Pas de loyer mais soupelette tous les soirs. Funky.
Le reportage poursuit sur les liens tendres qui se tissent entre Kevin, 20 ans et Madame Bas-Qui-Plissent, 83 ans, qui marchent main dans la main dans la rue pour aller acheter leur boite de petits pois-carottes pour ce soir.

C'est évidemment une très bonne initiative. Madame Bas-Qui Plissent dispose d'une oreille dans laquelle radoter ses cochonneries avec les Allemands (oh, ça va, si on peut plus se marrer...) et Kevin se sent comme chez maman et peut se nourrir d'autres choses que de pizzas froides.

Au delà du risque de conflit générationnel ( Allez Mamie, hier, c'était Drucker, ce soir, c'est Fight Club!) et de mon langage imagé qui laisse présager le contraire, je trouve l'initiative vraiment touchante.

Ce documentaire confirme une de mes théories élaborée il y a quelques années selon laquelle notre société, de plus en plus en perte de repères, se sent le besoin de se créer une famille. Notre génération est définitivement la génération des familles en kit. Je ne parle pas des familles recomposées, mono ou homoparentales (même si je suis convaincue que dans le fond, la démarche est la même), mais de cette pulsion qui nous pousse à adopter des gens qui n'ont aucun liens de parentés avec soi. La solitude et le besoin de chaleur rapproche des générations et des gens qui, sans ça, ne se seraient jamais unis. C'est de l'ordre de l'instinct de survie. On ne croit plus aux liens du sang, l'amitié devient une valeur plus sure que la filiation.

J'observe le phénomène chez moi.

Il y a quelques jours de ça, je me suis (encore) glissée dans la chambre du Blond pour lui miauler « Eh Blondinette, ça te dis de nous installer quelques mois à Londres? » Sa réponse: « Je rentre de mon trekk au Népal, et on y va »
J'ai tout de même pris le temps de trouver ça curieux de proposer à mon colocataire de me suivre dans mon aventure à l'étranger. Nous nous sommes installés ensemble par pur intérêt financier, et c'est l'affection qui nous pousse à partir ensemble.
C'est sur que si nous étions une collocation « normale » et que l'on se disputait l'étagère du haut du frigo pour entreposer la Danette, on n'en serait pas là. Mais la vie à deux et demi (il a reconnu la paternité de mon chat sans sourciller) nous a poussé à traverser des épreuves ensemble, et à trouver en l'autre du réconfort quand on rentre crevés du boulot. On ne se pose pas de questions, on compte l'un sur l'autre, on est ensemble, c'est tout pour reprendre le titre d'un livre qui illustre très bien le sujet (et que je recommande).
Après la révolution du mariage d'amour il y a quelques centaines d'années, nous sommes enfin en mesure, en 2009, de faire mentir la chanson et de choisir sa famille. Et c'est pas Sophinette que ma mère appelle « sa deuxième fille » qui dira le contraire ...

D'ailleurs, c'est le Blond, avec qui je ne fais pas l'amour, qui m'a fait remarquer que j'avais du retard, et c'est avec lui que je vais attendre nerveusement les résultats dans la salle de bain...

"Adopte un Steak" disait ADMV





On a tous écrit au moins un post sur le Sujet. C'est sur ce site que j'ai rencontré ADMV il y a 6 mois de cela. Et après notre rupture, Notre premier réflexe (avec le changement de statut Facebook) a été de se remettre en selle en réactualisant nos annonces.

Suite à une énième tentative de relation de couple peu probante avec le Blond, Je me suis résolue a aller brouter ailleurs que dans mon salon...

AdopteUnMec.com se présente comme une boutique de plus sur le « marché de l'amour »Le concept est celui-ci: Pour celles qui ont d'emblée établie leurs liste de courses, on remplit une zone de recherche avec taille, yeux, style, zone géographique, et on retrouve le rayon correspondant.
Sinon, il suffit de se laisser flâner au fil des "charmes" lancés par ces messieurs. Si on répond par la positive au charmes, le charmant est autorisé à nous envoyer un mail.

Je suis du genre à croire que je sais ce que je veux (je dis croire parce qu' ADMV ne correspondait pas à mes critères, de même que je ne correspondait pas DU TOUT aux siens. Morale de l'histoire: ne surtout pas avoir d'à priori) donc je prend mon petit panier au bras et fais mon petit marché.

Au détour des rayons je trouve quelques spécimens intéressants, ainsi que quelques annonces marrantes qui donnent envie de gouter. On regrette alors de ne pas avoir de présentoir avec la gentille dame et ses échantillons sur un pupitre en carton. Mon annonce est explicite et marrante, j'ai mis pleins de photos sympas, je suis parée.

Première balade dans les allées. Je repose gentiment en rayon les garçons qui prennent la pose avec lunettes de soleils, ou torses nus, ceux qui se prennent trop au sérieux (pour toi jusqu'au bout d la nuit, baby..), ou pire, ceux dont la première photo est celle de leur (ravissant néanmoins) derrière.

Après il y a des codes à respecter (dont il a déjà parlé). Le mec qui prétend chercher le grand amour mais qui pose à poil en se léchant le doigt et qui a choisit le pseudo « jeteprenkantuveu » a des soucis de cohérence...

Pareil pour ceux qui cochent la case « relation sérieuse » parce que ça fait trop chien de cocher la case « relation purement bucco-génitale ». Ça se saura de toutes les façons...

Ensuite il y a un feeling qui se crée. Quelques blagues, quelques compliments, des instants gênés sur le mode « Et toi tu fais quoi dans la vie? » Et des rendez vous sur MSN, quand intérêt il y a.

Pour la petite histoire, ADMV m'a scotché avec son annonce au titre accrocheur: « Adopte un steak » . Et je suis tombée amoureuse de son humour. Je me suis alors empressée d'appeler Sophinette pour lui dire: " Eh, je viens de rencontrer un mec génial! A coup sur nous allons devenir des super... amis." « Bon, tu te le fais quand? » m'a t-elle demandé quand je lui ait montré sa photo. « Meuuuuh non, pas mon genre! » Avait-je beuglé.

Naïve que j'étais. Le lendemain même il me déshabillait fiévreusement contre le mur de sa chambre. La suite, vous la connaissez, elle est racontée en long en large et en travers sur quatre blogs différents...

Il y a celui sur qui j'ai fait la pire fixette de ma vie. Mes copines en rient encore, ces putes.

Il y a ceux qui me font oublier la raison première de notre prise de contact et qui deviennent des amis. Des vraies rencontres, qui deviennent potes de soirées, ou des confidents. Comme ce pote chez qui je dors parfois depuis deux ans sans ambiguïté et à qui je peux raconter tout les détails scabreux de mes nuits sans sommeil. Nem, si tu te reconnais....




Et puis il y a Lui.

Cela fait quelques jours que l'on reste en connexion permanente. Nous nous sommes même fait un cyber-déjeuner hier. Il a vu ma tête au réveil avant même d'avoir apprit mon vrai prénom (les joies de la web-cam...) Il a des origines yougoslaves, indiennes et vietnamiennes (parfait pour une hispano-franco-algerienne) , Il a des biceps 100% pur bœuf et un humour rafraichissant.
Il écoute du Rap, de la J.pop, et Jason Mraz. Chuis sure qu'en cherchant dans ses CD, je trouverais même du Hélène Segara..
Il a un coté taré qui promet. Et Il me propose de venir me chercher pour une séance de shopping.

Je saute dans un Jean, j'attrape ma veste en cuir, un coup de parfum, et je descend!


vendredi 12 mars 2010

Cette chose dégoulinante de rien du tout….




Je parle de la maladie d’amour la plus inutile, la plus débile, la plus anti-productive, la plus humiliante. Parce qu' éphémère.


Elle bouleverse votre capacité de jugement, vous fait perdre vos moyens, vous pousse à des actes aussi immatures qu’hystériques, vous fait jouer avec vos cheveux, vous fait passer cinq fois dans la même rue par jour, vous fait consulter vos mail toutes les 10 secondes, Vous fait rêver à des maisons blanches avec Jardin que vous partagerez avec un mec dont (pour le moment) vous ne connaissez même pas le nom de famille.


J’aborde le sujet aujourd’hui en professionnelle : Je suis Mademoiselle Fixette, je me déclare amoureuse un peu tout les quatre matins. Et tout les quatre matins, j’appelle Sophinette avec le fameux « Ouais mais là, c’est différent » et tout les quatre matins, Sophinette se marre comme une bossue.
Enfin, cela fait quelques mois que j’ai appris à différencier une fixette d’un amour vibrant et véritable. Je vais vous dire des choses que je vous savez sans-doute déjà, mais en même temps, je n’ai que 22 ans et demi, hein ?...
1er signe : La fixette est à sens unique.
. Une partie de la fixette est basée sur l’aspect inaccessible de l’autre. La pire est celle sur quelqu’un qui ne vous manifeste non seulement aucun intérêt, mais qui en plus s’en rend compte. Tous ce qu’il reste alors à faire, c’est ravaler sa honte et faire enlever les banderoles « Brandon, je t’aime » qui tapissent les murs de sa rue. Ca fait mal à l’ego quand-même…

2ème signe : La fixette n’est basée sur rien.
Je disais souvent en riant qu’ADMV était ma fixette réciproque avec persistance post-coïtale, parce que j’ai longtemps idéalisé. La vraie fixette n’est basée sur rien. Ou plutôt si : sur notre esprit sournois qui prête à l’autre des qualités factices. On l’imagine gentil, doué au lit, romantique, et qui relève la lunette des toilettes. Et puis un jour, on découvre que l’objet de nos désirs les plus salaces se cure le nez, ne sait même pas faire marcher sa nouvelle Senseo, qu’il aime le tuning et qu’il a toute la discographie de K.Maro. Ce qui en soi n’est pas bien grave, mais indigne de l’image du futur père de vos mouflets que vous lui avez attribué.

Personnellement j’ai mis fin à une de mes plus grosses fixettes en… couchant avec. J’ai récupéré mon cerveau dans son lit en même temps que mes fringues et j’ai pu m’envoler sereine vers de nouvelles aventures. Risqué quand-même. Parce que si c’est un bon coup, ça fait fixette compte double, je vous dirige alors vers un professionnel compétent : un exorciste.
3ème signe : La fixette s’en va comme elle est venue.
Et un matin, vous vous rendez-compte que vous ne pensez plus à « lui ». Vous vous surprenez à vous demander ce qu’il devient (alors qu’il y a quelques semaines, vous auriez pu effectuer un traçage GPS de tous ses déplacements). Pire, vous le croisez dans la rue, et une pensée vous vient. Vous n’aurez jamais cru l’avoir un jour : « Comment ai-je pu me mettre dans des états pareils pour lui ? » Vous ne vous souvenez plus des émotions intenses qui vous traversaient. De toutes ces choses que vous aviez en tête lorsque vous pensiez à lui. Rassurez-vous. Il y aura toujours une amie sympa pour vous le rappeler. Ou alors votre journal intime….

Que penser de Miss Swan?



La dernière fois, j'avais dis ne plus regarder la télé. Mais je me doutais bien qu'en aménageant avec le Blond, j'allais aussi aménager avec son écran Plasma et son abonnement à plus de 200 chaines. Passons...


Une émission suscite chez moi bien des interrogations: Miss Swan diffusée sur une chaine câblée.

Voici le concept: On sélectionne des « madames tout-le-monde », souvent déjà mères, genre américaine moyenne qui fait ses courses au Wall-Mart en short et casquette. On lui fait subir un programme de trois mois qui comprend chirurgie esthétique, thérapie, sport, shampooing, coupe, brushing.


Et trois mois plus tard, on a transformé Madame Michu du fin fond de la Creuse en bonasse de Soap Opera des années 90 avec robe en chantilly intégrée. Mouais.


Tout d'abord, je m'insurge : notamment parce que donner un timing précis à une thérapie est très risqué. Et puis parce que laisser dans la nature des femmes avec des enveloppes corporelles (visage compris) qui ne sont pas les leurs, c'est carrément dangereux.


Pour ce qui est du voyeurisme, du spectacle et du cynisme qui consiste à faire du fric sur des femmes paumées. Je préférè ne pas en parler, je vais devenir malpolie...


Je pense que la vraie bonne démarche serait d'expliquer aux fillettes qui apprennent la vie à travers le petit écran que la beauté est une chose subjective, que ce que l'on voit à la télé n'est pas la normalité et qu'il faut apprendre à s'accepter. Et à s'aimer avec ses petits défauts de fabrications. Au lieu de ça, on pousse les femmes à rejeter les modèles qui ne sont pas ceux imposés et à passer sur le billard.



Et puis la dernière émission exposait le cas de la jeune Marsha. Marsha est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui « aimerait disparaître ». Nous voici face à une jeune fille en souffrance qui a de la barbe, des lunettes et qui se déteste profondément.


Trois mois plus tard, je me rends compte que sa transformation a mis fin à une réelle détresse. La voici rayonnante et reconnaissante. Avec un éclat nouveau dans son regard, libérée d'une coquille qui l'emprisonnait depuis des années. Loin de toutes les autres candidates qui n'avaient qu'un peu de mal à surmonter leurs complexes.


Alors que penser? Si cette émission d'un cynisme fou avait aidé une jeune femme à s'épanouir? Si une meilleure sélection des candidates rendait ce jeu altruiste?...


Je reste perplexe.

Parce qu'à toi aussi, ça peut t'arriver...


Je ne m'adresse pas aux gaffeuses chroniques. Les maladroites professionnelles ont déjà acquis les réflexes nécessaires. Non.
Non je m'adresse à toi, la gracieuse gazelle des villes, toi qui penses que ça ne t'arrivera JAMAIS. Toi à qui l'on confie sans soucis sa porcelaine/ son secret/ son mioche/ ses nouvelles pompes. Toi qui ne connais pas (encore) la texture d'un réverbère sur ton nez, ou le rire gras d'une vieille qui te dépasse quand tu cours après le bus (véridique, et fermez tous vos gueules).

Naïve que tu es, tu penses encore que les pigeons sont tes amis, que le trottoir est anti-dérapant et que les crottes de chiens ont la fonction auto-wash.

Et pourtant, petite colombe, tu es humaine et tu as comme tout le monde le gêne du « je m'est vautré » Et plus dure sera la chute mouhahahahaaaaahahahahaaa...

Mais comme je suis gentille,(même si dans le fond je t'envie, pardon te hais) je vais te donner une sorte de kit basique de survie. Rien de bien élaboré (Tu reconnais ton tatouage dans le dos sur une vidéo de « Youporn? » La c'est sans espoir ma doucette...). Mais le minimum vital pour les cas d'écoles.

1- La figure imposée.

Tu déambulais telle une Carrie Bradshaw quand ton talon tombe follement amoureux d'une bouche d'égout, d'un papier de chewing-gum, ou a juste envie de te faire chier.
Et tu enchaine un double salto-retourné-jeté-gamelle. Les passants sont à deux doigts de sortir des pancartes « 5.8 » « 5.7 » « 5.3 » « 5.9 »

La parade: Tu es tentée de te lever et de faire comme si de rien n'était. Tut-tut-tut, malheureuse. La solution est simple : marres-toi. Croise le regard des passants qui se retiennent de pouffer et esclaffes-toi avec eux. Et promet toi de faire un meilleur enchainement la prochaine fois, parce qu'une moyenne de « 5.83 », peut mieux faire... Et si tu souris assez bien, y aura peut-être un docteur Mamour dans l'assistance pour te faire un bisou magique là où ça fait bobo....

2- Le texto mal adressé...

Ce soir tu as chaud et tu texterais bien un mâle figurant dans ton catalogue. Ou ton piou piou chéri amoureux à durée indéterminé, mais tu te rend compte un peu tard que désormais, ton meilleur pote est convaincu que tu as très envie de tester la solidité de la table de son salon. En même temps, qu'est ce qu'ils ont tous à s'appeler Alex, franchement?...

La parade : pas de panique. En principe, Alex 3 est au courant que tu as une vie sexuelle, mais tu peux au choix:
Y aller à fond et le harceler jusqu'à ce qu'Alex 3 se dise « Ok, elle blague »
T'excuser.
En profiter (Alex 3 fera l'affaire finalement...)
Expliquer à ton boss que ça lui coutera une augmentation (ton boss s'appelle Alex...)
T'estimer heureuse que ta mère ne s'appelle pas Alex.

3- Fuites de bavoir....

Tu étais en train d'expliquer à Josette dans les couloirs de la GNB Managment Corp qu' Alex était carrément canon/ Martine carrément moche/ Le steak de ce midi carrément pas bon, quand dans ton dos Alex/ Martine/ la dame de la cantine. Quelque chose me dit que tu vas devoir renoncer à ton Rab de frites....

Tu es tentée de nier. Surtout pas! Pour peu que Martine soit complexée, elle va avoir à cœur de te moucher et puis en général, les gens n'aiment pas être pris pour des cons. Tu peux transformer ta critique en critique constructive (Nous disions madame Duchmol que votre steak manquait de basilic... ) Ou en profiter pour avouer clairement ce qui te ronge le coeur depuis quelques semaines. Enfin on a dit « avouer », on n'a pas dit « déballer en publique quatre vérités à une pauvre Martine très tentée de te répondre par un Double-Kick »

Bon, ça ce sont des cas de figures précis, maintenant la règle d'or, c'est de savoir se moquer de soi, relativiser et s'excuser pour la gêne occasionnée.

La maison décline toute responsabilité en cas de sévices corporelles. Ne me remercies pas....

Etre ou ne pas être une fille facile?


Pause-déjeuner dans ma salle de classe avec trois de mes camarades, Kimberley, Brad et Kevin. Discussion sur le thème de :

- Vous savez que je connais une très bonne jolie fille, qui est en couple depuis 6 ans et qui est toujours vierge… nous dit Brad.
- Eh bien ! Son amoureux doit avoir un poignet bionique…
- Max, vraiment, t’es pas classe ! s’offusque Kimberley.
- Moi je me suis trouvée très drôle…
- Mais faut pas la juger !
- Mais je ne juge pas ! Je dis juste que son amoureux doit être « légèrement » sur les nerfs…
- Nan, mais c’est son choix, y a rien à dire…
Acquiescement général, Kim poursuit :
- Nan mais je préfère largement juger les filles qui se tapent pleins de mecs…

En tant que fervente défenseuse du « chacun fait ce qu’il veut et si possible avec le beau brun là-bas viens par ici toi », je prends cette réflexion comme un attaque personnelle :

- Bah pourquoi ? Elle ne fait de mal à personne ! Ils sont adultes, elle prend son pied !
- Mais il ne s’agit pas de devenir une place de parking, non-plus…
- Chuis pas d’accord ! Un homme a le droit de fourrer tout ce qu’il veut et une fille elle doit fermer les cuisses (Ce genre de débat a toujours suscité chez moi une certaine passion…) ?
- Ah mais pour moi, une femme et un homme, c’est pareil…
- Mais bien sûr… Demain tu rencontres un homme qui te dit « Avant toi, j’étais le roi des queutards », si tu l’aimes, tu passeras outre !
- Moi, intervient Brad, j’ai déjà refusé de me mettre avec une fille parce que j’avais appris qu’avant moi elle était une…
- Mais c’était une femme ! Un homme, on lui pardonne !
- Mais avoue que ça traduit une certaine incapacité à s’installer en couple…
- Et ça peut être un choix !
- Mais tu imagines les mecs qui passent après…. intervient Kevin.
- Toi, va te faire dépuceler et reviens nous voir plus tard...

J’étais ulcérée. Et je ne dis pas ça seulement parce que la dernière fois que j’ai voulu compter mes amants, j’ai dû emprunter les doigts de mes copines en plus des miens…

Le soir même, je dîne chez ADMV, et à table (enfin, « à table » c’est une expression, ADMV a décidé de battre le record de flemme d’achat de meubles. Bientôt quatre mois que je dors une nuit sur deux sur un matelas… Bref), et je lui fais le récit de cette conversation avec conviction. Il rit en me voyant m’énerver sur ma pizza.

- Et toi, la délurée, tu l’as mal vécu, hein ?…
- Mais est-ce que tu te rends compte ? Les pauvres jeunes filles faciles, c’est typiquement le genre de discours qui s’incruste dans ton cerveau et te fait culpabiliser !
- Bah c’est pas ton cas ?
- Si, mais moi, je t’ai rencontré, et je connais assez de gens qui sont d’accord avec moi sur le fait que c’est normal, mais après une conversation comme celle là, si tu as le malheur d’être seule et de chercher le grand amour, tu dois être convaincue que tu ne trouveras jamais un mec bien !
- Parce que pour toi, les mecs qui ont ce genre de réflexion sont des « mecs bien » ? Permet moi de te dire que les mecs qui ne veulent pas d’une fille parce qu’elle a eu beaucoup d’amants sont des sacrés cons…

Bon, le discours d’ADMV est à prendre avec objectivité (depuis que je sais qu’il ne sait pas faire ses lacets, j’arrive beaucoup plus facilement à remettre en cause ce qu’il dit…) Mais dans l’immédiat, je suis d’accord.

J’irais même plus loin en disant que ce peut-être un critère de sélection : Un mec qui t’avait dans le collimateur, t’a trouvé belle, sexy, drôle, intelligente, bonne au pieu, et bien élevée, et qu’en plus tu l’as niqué à Mario Kart, mais qui s’arrête au nombre d’amants que tu as eu pour être tien ou pas, n’a définitivement pas le profil du futur père de mon chat.

Le comble de l’ironie, c’est que le fait de me taper qui je veux ne m’a jamais empêchée d’être aimée, voire harcelée. J’ai même été demandée par deux de mes ex en mariage (dont un musulman).

Mesdemoiselles, une nouvelle rassurante : Un mec qui en a un minimum dans le bulbe et dans le slip vous choisit pour vos qualités et ce qu’elles lui apportent. Et il ne se sent pas attaqué dans sa virilité. ADMV et moi avons couché ensemble quelques heures après nous être vus la première fois, et c'est comme ça qu'ont démarré mes plus longues histoires. Parole de fille facile maquée.

PS: c'est le genre d'article qu'on assume un jour sur deux....

Enquête :Les secrets d’un bon coup




Avant toute chose, je tiens à spécifier un point : je mets ce qui me reste de pudeur de coté au nom de la science, et aux noms des futurs bêtes de sexe qui auront trouvé la voie grâce à cet article . Alors assis-toi, prends des notes, et arrête de lécher l’écran c’est dégueulasse . Par contre, tu peux travailler en binôme si ça te fait plaisir. C’est même « chaudement » recommandé.

Discussion post-coïtale avec ADMV, mon amoureux multi-fonctions (ami, amant, avaleur de poulet dominical chez Maman, roi du montage-démontage de meubles IKEA). Cheveux qui collent, articulations qui grincent, regards dégoulinant de reconnaissance , et il me demande au détour de la conversation s’il est un bon coup . J’en profite pour expliquer à ces messieurs que nous poser cette question APRES que nous vous ayons ruiné les tympans avec nos « ouiiii » c’est :
1 - De la triche
2 - Inutile, vu que vous n’entendez plus rien à présent.

Mais je m’égare.

- Oui ! ai-je couiné. Et je tente de poursuivre : J’aime quand... enfin… parce que... tu… heu… ?

Diantrebleu ! Mon cher et tendre avait réussi à me faire taire (et dieu sait si c’est un exploit…)

Les bons coups, c’est comme les logements dans Paris, les meilleurs sont toujours déjà pris, et malgré un nombre assez élevé de « visites » effectuées depuis le début de ma vie sexuelle, j’ai encore du mal à décrire LE bon coup. Tout ce que je sais, c’est qu’à un moment, je mords l’épaule, je griffe le dos, et je beugle des trucs censurés aux oreilles de mon bien aimé, et j’en conclue que c’était chouette.

Je décidai donc de traquer cette espèce rare de nos contrées dans un safari urbain.

Premier élément d’enquête récolté lors d’une soirée estampillée « jeunesse débridée parisienne » ou Clotilde, réputée « meilleure suceuse de Paris » nous expliquait comment Brandon était un bien meilleur coup que son frangin Steven. Je profitais de ce témoignage exclusif (du à un excès de Mojitos manifestement) :

- Meilleur coup ? C’est-à-dire ?...
- Il la joue nettement moins perso, quoi… c’est assez difficile à expliquer…
- Termine ce délicieux dixième Mojito et explique-nous ça…
- Bah il est ... attentif (Burp) Il écoute… Il veut faire du bien… ça l’en rend doué…
- C’est donc ça… Tu peux aller vomir, maintenant. Non, ça, c’est mes chaussures.

Je reconnais bien là la qualité essentielle d’un bon coup : il veut te faire du bien, il étudie le langage du corps comme langue vivante à la Fac. Mais ce n’est surement pas tout.
Comme une véritable enquête n’est rien sans une bonne infiltration (hum, hum…) je décidai d’aller mouiller…ma chemise.

Je décidai donc, toujours dans un soucis anthropologique , de retourner dans le lit d’ADMV afin d’étudier un Rapport Sexuel Efficace (Bon, c’est pas du jeu parce que je l’aime et que ça joue carrément).

Alors oui, il est quasiment bilingue en « Oh » et en « Ah », je dirais même que la conversation se poursuit à bâtons rompus (re « hum hum ») entre ses terminaisons nerveuses et les miennes, et puis, le déclic, je me lâche. Je comprends ce qui se passe, je me lâche parce que je me sens libre sous son regard, il a… l’esprit ouvert. Assez ouvert pour que j’oublie de me demander si là, comme ça, j’ai pas la cellulite qui tremble.... ADMV donne envie de laisser la lumière allumée. Et si ça ne l'eût pas vexé, là, tout de suite, j’aurais pris mon cahier et un stylo pour noter (en plus, je n’avais pas de support stable…)

Je me suis rappelé par la suite d’un ex-futur amant avec qui ça n’avait pas DU TOUT marché. J'avais fait mon apparition en nuisette en peau de bête dans ma chambre saupoudrée de bougies et en captant son regard, je me suis précipitée sous l'édredon pour me cacher, il appréciait mes courbes comme on examine une vache au salon de l'agriculture. Je n'avais pas spécialement envie de l'entendre s'exclamer "oh la belle bête!" alors j'ai calmé mes chaleurs et il est rentré chez sa mère.

Attentif et ouvert d’esprit… je m’apprêtais à appeler cet article « les deux mamelles d’un bon coup » quand un élément supplémentaire vint se greffer à ma réflexion.

Mon enquête se poursuit sur le canapé de mon salon avec « Le Blond », mon colocataire et ami (d’ailleurs, si ça intéresse quelqu’un, je loue mon colocataire à un excellent rapport qualité-prix. Il fait bureau des pleurs, nounou pour chat, barman, coach sportif, et apporteur de chocolat chaud. Et pour celles qui sauront négocier, elles auront droit à un massage des pieds.)

Je lui expose mes récentes découvertes autour de deux bières et d’une quatre fromages :

- Moui… attentif… ouvert d’esprit… tu as oublié inventif.
- Inventif …(Un autre détail que j'avais oublié de mentionner pour les intéressées potentielles: Mon colocataire a aussi la fonction crac boum hue tagada tsoin, tsoin ... il devrait être coté en bourse, le gougnafier...)
- Ouais, il faut créer, imaginer… proposer… être gourmand.. à ce propos Lula, peux-tu me dire pourquoi tu pique les piles de la télécommande?
- Parce qu'elles sont compatibles avec... Heu, mon ... MP3 ?

Je vais donc résumer pour les deux du fond qui n'ont pas suivi.

Un bon coup, c'est comme une bonne lessive, triple action :

- Ouvert pour neutraliser les inhibitions en profondeur (si je puis dire)
- Inventif (on a tous en tête les publicités pour lessives avec le fameux "Nouveau!" scandé de manière niaise...)
- Attentif et appliqué pour une action ciblée et efficace quelque soit la température.

Voila, exposé terminé et glissé dans la poche arrière de Steven, j'ai de la chance d'avoir au lit un mec qui déchire à en décorner un Mammouth , et je suis actionnaire majoritaire de mon colocataire, par ici la monnaie.

J'aime enquêter utile...

Sois belle, sexy, intelligente, carrièriste, maternelle, épanouie, et tais-toi.



Telle que vous me voyez là, je subis la même pression sociale que mes congénères à cheveux longs, celle la même exercée par :
-« Jeune, jolie, et conforme à la norme » magazine
-Ma mère et ses 18 ans de vie commune-épanouie-regardez-comme-on-est-toujours-ensemble avec mon beau-père
-Les tailles de bonnets de soutien-gorge des autres femmes
-Mon patron
-Mes profs
-Les bouquins de développement personnels (comment ça, tu n’arrives pas à faire jaillir ta lumière intérieure pauvre naze-sombre-conne-triple-buse ?)
-Les yeux de tous les spécimens humains mâles entre 20 et 30 ans de cette planète
-Ma balance et mon miroir (un vrai guet-apens dans ma salle de bain, je vous jure)
-Et ma télé (mais vous le savez déjà, elle et moi, on est fâchées).

Et que celle qui n’a jamais menti sur sa taille de pantalon me jette la première étiquette taille 38.

Les femmes, et c’est d’autant plus vrai pour les citadines, ont une fâcheuse tendance à décrire leur vie en la décomposant , comme on décompose son bulletin scolaire en discipline : « J’ai un boulot de Responsable Marketing, un mari génial, sexy, riche et qui me masse les pieds (ce qui mérite les félicitations du conseil de classe), je rentre dans un 36, j’ai aussi un appartement dans une banlieue chic (peut mieux faire, tu pourrais viser Paris) des copines trop cool, et sinon, ma passion, c’est la natation synchronisée. » Bravo.

Après, on peut partir dans un système de coefficients, mais dans tous les cas, le domaine dans lequel tu pêches plombe lamentablement ta moyenne « Elle est belle, a un bon métier et une très jolie Mini Cooper, mais elle est célibataire, la paaauvre… »

Et ça se complique quand on a fait des mouflets : l’enfant devient alors la matière principale, avec cours magistraux intensifs dispensés par « 7 à la maison », devoir du soir et manuels disponibles dans n’importe quel rayon de développement personnel.

Le tour de force consiste à emmener Léa au cours de piano, Léo au foot, et faire leurs devoirs, juste après la réunion stratégique où il était question pour vous de gérer la nouvelle succursale de votre boîte en Chine, et juste avant la préparation du diner Bio pour toute la famille, et le strip-tease en guêpière chaudement recommandé par Marie-Chantal Magazine dans leur article : « Sexe : pimentez votre couple ».

Et on en connait toutes, des femmes parfaites toutes droites sorties d’une pub pour déodorant. Et on a envie de leur faire avaler le bulletin scolaire de leur petit dernier.

Mais mesdames, c’est une demande à genoux que je vous fait là ! Arrêtez d’agir comme si votre vie méritait un Business Plan ! Et stoppez cette veille concurrentielle sournoise quand Sylvie, votre sœur ainée vous sert en famille sa recette d’escalopes à la normande en secouant ses cheveux, le tout moulée dans une jupe ou moi-même qui n’ai pas d’enfants, ne peut rentrer qu’un orteil, et encore, pas le plus gros (à lire à haute voix sans marquer de temps d’arrêt) !

Et tant pis si vos cheveux ne sont pas brillants de vitalité, et tant pis si vous ratez les fondants au chocolat, et tant pis si Noé redouble son CM2.

Et lâchez ce pot de crème anticellulite, bordel…

Le sud selon apericube  

Cela doit bien faire deux mois que je n’ai pas allumé ma télé. Je pense être arrivée à un certain niveau de saturation. Trop de dents blanches, trop de cheveux éclatants, d’équipes de police criminelle américaine, de présidents de la république qui sauvent le monde de la Criiise, de reportage sur le pouvoir d’achat des français, et sur les fans de Johnny , d’animatrices interchangeables, et trop de mamans qui donnent du « Petit Filou pour devenir grand » au petit Léo. Et parfois tout ça sur la même chaîne. Bref, la télé est devenue comme cet enchaînement d’énumération : indigérable. J’en recrache ma Danette à la fin de mes repas.

Au milieu de cet amas de laxatif cérébral, les publicités. Les plus exceptionnelles restent évidemment celles pour les produits quotidiens comme la nourriture ou l’hygiène. Je me bidonne particulièrement sur les « déclinaisons de gammes ».

Prenez un produit basique, un fromage, ou un shampooing. Rajoutez-y des arômes de tomates ou une petite odeur d’huile d’olive, et POF ! ça leur donne le droit de rajouter la mention « existe aussi saveur méditerranée ». Yeah. Et si les publicitaires manquent vraiment de scrupules ils rajoutent une formule dont ils ont le secret : « Le bon goût du naturel ». Il va falloir expliquer la notion de naturel à Josette, ouvrière a l’usine St-Moret, celle la même qui est chargée de rajouter au bout de la chaine les arômes dont je parlais plus tôt. Elle ne voit pas où est le naturel dans le fait d’enfiler une blouse, un masque et de balancer de la poudre rouge dans ce super container à pâte fromagère.

Alors on se met devant la télé, on voit le spot avec cette petite fille qui court dans une ruelle italienne gorgée de soleil, et on se dit « wouahou, du soleil dans mon frigo ! » C’est en général le moment ou j’ai envie d’investir dans une batte de base-ball pour exploser le plasma du salon une fois pour toutes.

Tout aussi pratique : prenez ce même produit, rajoutez des épices, jaunes briques ou ocres de préférence et vous rajoutez une magnifique étiquette « saveur orientale ». Celle là, elle me donne carrément envie d’aller casser la gueule à William Saurin, surtout qu’elle aussi est accompagnée de sa charmante formule : « Le bon gout de là-bas. »

C’est pratique ! Un tour au Shopi, et vous avez « Là-bas » dans votre assiette. Le sud sans sa culture, sans sa chaleur impossible, sans son histoire, le sud sans les arabes en somme. (Je suis à moitié algérienne) Après on s’étonne de voir des gens résumer la culture de mes ancêtres au couscous. Pff…